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11 janvier 2015


Une lecture sur la voie de la complexité et de la réflexion ... 

La pensée complexe ...
...qui nous  a été inculqué obéit essentiellement à des principes de disjonction, de réduction et d'abstraction. Il isole les objets de connaissance les uns des autres, et il rend donc difficile l'appréhension des solidarités, interactions et implications mutuelles qui lient ces objets. Il privilégie la connaissance des unités de base ou des parties constituant les systèmes, sans nous inciter à opérer une navette cognitive des parties au tout et du tout aux parties. Nous disjoignons et ventilons en différentes disciplines les fragments des ensembles organisés dont notre mode de pensée a brisé l'unité. L'hyper-spécialisation qui morcelle le tissu complexe des phénomènes donne finalement à voir comme seul réel sa fragmentation arbitraire. Par ailleurs, l'abstraction incontrôlée tend à considérer les formules et les équations comme seules réalités. On en arrive à une intelligence aveugle qui isole les objets les uns desautres, les soustrait à leur environnement, désintègre les ensembles, systèmes et totalités. Nous devenons ainsi de plus en plus aveugles aux phénomènes concrets, aux réalités globales et aux problèmes fondamentaux.



Aussi, ce mode mutilant d'organiser notre pensée nous aveugle plus profondément que l'erreur d'observation ou l'incohérence logique.
Quand elle s'applique aux êtres humains, la pensée mutilante et unidimensionnelle se paie en souffrances, et hélas la mort. Un monde complexe émerge. Mais la pensée simplifiante n'est pas morte et la pensée complexe essaie de naître.
Complexus : ce qui est tissé ensemble. Le complexe nous apparaît lorsque un et multiple, tout et parties, objet et environnement, objet et sujet, ordre/désordre et organisation sont inséparables et interdépendants. Il y a, non pas une complexité, mais un tissu de multiples complexités les unes empiriques (désordres, aléas, complications, inter-rétroactions enchevêtrées), les autres logiques (insuffisances de la causalité linéaire, indécidabilités, contradictions qui surgissent à partir de l'examen rationnel des données ou phénomènes).
La complexité est une question, non une réponse. La complexité est un défi à la pensée et non une recette de pensée. La complexité n'est pas l'exhaustivité, mais la reconnaissance des incertitudes et des contradictions qui limitent la connaissance. La pensée complexe se propose de négocier avec les incertitudes et les contradictions. La pensée complexe vise, non pas à annuler par les idées claires et distinctes, les déterminismes, les distinctions, les séparations, mais à les intégrer.
La pensée complexe comporte en elle le principe des solidarités et implications mutuelles entre objets arbitrairement séparés et isolés. Elle appelle le renvoi mutuel des parties au tout et du tout aux parties. Elle s'efforce de reconnaître, partout où elles sont en oeuvre, les dialogues d'ordre/désordre/organisation. Elle conçoit l'implication mutuelle entre systèmes et écosystèmes. Elle pose ses objets de connaissance comme les produits d'une coopération entre une réalité objective et les opérations mentales des observateurs/concepteurs.



Dans son mouvement même, la pensée complexe tend à : surmonter le divorce entre science et philosophie, et établir leur dialogue;
  • problématiser l'actuelle organisation disciplinaire et cloisonnée de la connaissance et chercher à lier ce qui est disjoint;
  • affronter le défi que la complexité des phénomènes pose à la pensée dans tous les domaines, y compris politiques;
  • situer le monde humain, non au-dessus du monde vivant, mais émergeant de celui-ci, lui-même émergeant du monde physique;
  • concevoir la relation anthropo-bio-cosmologique à partir des acquis et des incertitudes du savoir contemporain;
  • réinterroger la raison humaine, ses possibilités et ses limites;
  • explorer le continent le moins connu de tous: celui de l'esprit humain qui élabore la connaissance.
La pensée complexe se donne pour mission de promouvoir une connaissance qui apporte l'aptitude à se connaître elle-même, qui s'ouvre sur la solidarité planétaire et cosmique, qui ne désintègre pas le visage des êtres et des existants. Une telle connaissance favorisera l'action, non pas ordonne, mais organise, non pas manipule, mais communique, non pas dirige, mais anime.
La pensée complexe peut difficilement s'enseigner dans le cadre du système de pensée dominant et on ne pourrait l'instaurer de façon seulement institutionnelle. La reforme des principes/règles gouvernant les raisonnements et théories est une tâche multiple, qui nécessite la convergence d'efforts encore dispersés.
C'est dans le sens de la déclaration d'intention ci-dessus qu'oeuvrera A.P.C., Association pour la pensée complexe:
http://blogs.mediapart.fr/blog/anaxagore/280710/la-pensee-complexe

11 décembre 2013

''LA RÉSIDENCE ALTERNÉE après séparation des parents'' , une délicate question

En tant qu'AS scolaire, je reçois de nombreux enfants et ados entre 11 et 18 ans qui sont en garde alternée. 
Cette solution , souvent acceptée par tous, me questionne  aussi. Certains jeunes expriment leur sentiment de fatigue, de séquences répétitives, où il est parfois difficile pour elle/lui de se poser et de se retrouver. Mais lorsque les domiciles sont assez proches, que les relations entre parents sont suffisamment fluides pour permettre le dialogue et l'écoute de leur enfant, alors oui, la arde alternée fonctionne bien.

La garde alternée est sûrement une bonne réponse pour les parents, de garder le lien avec leur enfant mais l'enfant lui-même s'y retrouve t il ? 
J'ai reçu cet article que je partage aujourd'hui (via le site "le furet" clic !), peut être va t il  m'aider à y voir plus clair et à saisir des enjeux qui m'échappent... 

Des réponses pour cerner autrement ''LA RÉSIDENCE ALTERNÉE après séparation des parents''


Suite à la pétition, « Danger législatif : la résidence alternée imposée à tout âge », un collectif de chercheurs, pédopsychiatres, psychanalystes, sociologues et autres  professionnels de la petite enfance, dont le Furet fait partie, propose d’autres éléments de réflexion sur cette problématique.

 Ces  réponses dépassionnées vous permettront d’appréhender différemment  ces questions sur la résidence alternée de l’enfant après séparation des parents qui font actuellement débat dans notre société.
Par cette lettre, le collectif souhaite vous permettre d’articuler cette problématique autour de différents points majeurs :
> l’égalité des droits d’un père et d’une mère devant l’exercice concret de l’autorité parentale ;
> la reconnaissance de la liberté des individus d’organiser leur vie privée et familiale comme ils le souhaitent en prenant en compte l’intérêt de tous les membres de  la famille ;
> la protection de la santé psychique des enfants ;
> la lutte contre la domination masculine.



>Lire ci-après la lettre...


30 mars 2010

Complexités et Société Monde: Des crises vertueuses : à propos des métamorphoses

Un petit lien vers une partie de l'article d'Edgar Morin publié dans le monde du 9 janvier 2010...
"Eloge de la métamorphose" repris dans le blog "Complexité et Société Monde".

11 mars 2010

« Le travailleur social entre la loi universelle et les cas singuliers rencontrés. »

Par J.M. PEREZ Université de Provence, sciences de l’éducation.

Voici quelques notes prises, surement incomplètes... Nous n'avions jamais eu de cours de sciences de l'éducation. C'est à la fois déconcertant et intéressant, et je m'aperçois que nous rentrons vite dans des habitudes, des façons de voir, des codes. Avec le recul, ce cours me permet d'enrichir les autres connaissances, de les nuancer.

Problématique : le travailleur social favorise-t-il le passage entre la loi universelle et les cas particuliers ? Quelle formation serait à privilégier ? Les enjeux et les perspectives de l’équité.

Educateur : cette notion englobe largement différents intervenants, que ce soit dans l’E.N. , le travail social …
>Permettre à autrui d’advenir dans ce qui est de ses potentialités et s’inscrire dans cette société là.
Ce peut être aussi mettre à la forme. Réduire à la formalisation, objectif d’adapter, fabriquer une « machine de travail ».

Questionner le « entre » : inter/péri/ media ?
Thème historique et social.
Historique : les hommes entre eux ont institutionnalisé, conventionné des rapports au monde, des liens, des symboles. Cela s’inscrit dans la durée. Pas de vérité universelle.
Paradigme : modèle, exemple, mais ne l’utilise pas dans ce sens.
Pour l’intervenant, cœur de croyance .
Social : le sujet social détermine le sujet cognitif, construction sociale du JE.
L’éducateur a t il conscience de ces surdéterminations sociales ?
En France, modèle lié à l’idéal républicain.

Le fait d’être « entre » (A.S., Juge...) le pose dans une interaction située entre les individus, une élaboration du monde. Renvoie à une vision du monde « congelée » comme dans l’institution.
« «Le poids aveugle » dans la relation d’aide : on place l’autre dans une position dissymétrique, un actif / un passif, au nom d’une historicité.
Agent : ne questionne plus. Dans l’institution ce n’est plus questionner ce que l’on fait.
Acteur : on lui dit ce qu’il faut faire mais sans interroger sa position ;
Altérité : se mettre entre parenthèse (de soi) pour que l’autre advienne. Au nom de l’altérité, de l’éthique. Le risque est de mieux dominer autrui.
Altération : moi et le monde.
Autorisation : jeux entre sujet et institution, péri-maitrise.
Notions touchant aux croyances de chacun.


Les sciences de l’éducation interrogent la place de l’homme au sein d’une société technique. Reconnaitre les sciences et la valeur d’une massification générale mais, en même temps, relativisent le modèle de l’expert et ne peut survenir à la place du vivre ensemble. Œuvre pour une réorganisation de l’existant.
L’éducateur transmet des objets culturels (soin, projet…) mais doit le faire en questionnant le conventionnement, dialectique entre activité et subjectivité. A interroger du point de vue de l’aventure humaine.
Appréhende la marge de manœuvre possible dans l’institution.

18 décembre 2009

débat télé sur la 3

J'avais juste envie de partager avec vous l'émotion que j'ai eu mardi soir en regardant sur la 3 l'émission de frédéric Taddeï.
Les invités étaient :
- Michel Piccoli
- Anne Roumanoff
- Michel Godet
- Robert Castel
- Edgar Morin

Pour les deux premiers, je pense que vous les connaissez tous. Le suivant est un économiste. Les deux derniers sont d'éminents sociologues-philosophes dont nous avons étudié les pensées pendant nos cours de sociologie. Mais surtout, je remercie ici Monsieur Pédrot qui nous a initié samedi matin dernier au "Brainstorming" des idées (débat croisé sur la société actuelle). J'avoue avoir été un peu perplexe mais en écoutant cette émission, je me suis rendu compte que cela nous a permis d'avoir une vision globale sur les faits de société et donc de se construire un sens critique dans le bon sens du terme.

Les invités ont réagi face à l'actualité du jour :
- le grand emprunt proposé par le Président
- les 10 ans des 35 heures

Certaines remarques des invités rejoignait bien nos interrogations puisqu'il était question d'absence de vision globale, de non prise en compte de la complexité du système actuel et donc d'absence de sens dans les décisions prises..........

Cliquez pour voir l'émission !

12 novembre 2008

Un peu de paradoxe ...

Pour ceux qui le souhaitent vous pouvez consulter ce texte de Hélène BIAUSSER dans sa totalité, avec le lien indiqué en bas de page. Bonne lecture de ces quelques extraits , et attention aux urgences ! H.M.
Louise Bourgeois

Le paradoxe tue-t-il le système ou l’enrichit-il ?

Par Evelyne BIAUSSER, Consultante en Réorganisation auprès de la Fonction Publique Territoriale, Enseignante en GRH, Epistémologue.

"Dans un premier temps, j’énoncerai les différents paradoxes auxquels sont confrontés les décisionnaires dans le monde du travail, comme autant d’injonctions contraires, se traduisant par des divorces cognitifs ou éthiques, et composant un environnement organisationnel chaotique."

"Comment enfin faire coïncider l’hélice humaniste et l’hélice du pouvoir ?

Comment continuer à véhiculer des valeurs parmi des structures qui ne les respectent pas ? Pour ne citer que quelques manifestations du paradoxe…

Dans une deuxième partie, en m’appuyant sur le paradigme de la Pensée complexe, je recenserai les attitudes nouvelles et favorables pour mieux fonctionner dans ce chaos.

En conclusion, j’inviterai le lecteur à traiter le paradoxe comme un enrichissement, une opérationalité nouvelle, une chance à saisir comme un degré supérieur d’intelligence, une autre étape de l’hominisation – vers l’humanisation ?
...
J’ai placé cette réflexion dans le cadre des « contradictions organisationnelles ». Mais elle pourrait tout aussi légitimement s’inscrire dans le thème des « contradictions intra-psychiques » ou dans celui des « contradictions interpersonnelles », parce que les unes entraînent ou redéfinissent forcément les autres, puisque l’intrication des niveaux de paradoxe détermine désormais un éco-système professionnel complexe."

« Est-ce urgent ? » m’enquéré-je régulièrement auprès de mes donneurs d’ordre, dans un reliquat d’esprit de contradiction et d’humour anarchique de 3ème degré…
La réponse est immuablement indignée : « évidemment !».

Ainsi, d’urgence en urgence, le rythme s’emballe, en faisant disparaître les espaces de réflexion, de recul, les « silences » musicaux.
Je citerai l’anecdote – comique si elle ne recouvrait la souffrance d’un cadre- d’un Chargé de communication sortant du bureau d’un Directeur qui venait de lui confier la réalisation d’une plaquette d’information. Au moment où il arrive dans le sien quelques minutes après, décrochant le téléphone insistant, il s’entend demander par l’homme qu’il venait de quitter : « Alors, c’est fait ? » ! Le cadre en question, pris de fureur, hurla dans les couloirs à l’attention de tous, son incompréhension d’un système qui le trahissait, alors qu’il l’avait si bien servi en entrant dans cette spirale d’accélération, toujours plus d’efforts pour aller plus vite, plus loin, plus fort…
Ce cadre, comme tant d’autres, était rattrapé par le paradoxe des échelles différentes voire contradictoires auquel nous sommes confrontés : ici, c’est le télescopage entre l’urgence et l’espace temporel minimum qui nous est nécessaire pour penser et faire. Quelle construction humaine peut durer sans durée ? Il faut toujours -à peu près- le même temps à l’esprit pour acquérir des compétences, pour tirer savoir de l’expérience ou pour faire avec les autres, c’est-à-dire pour construire."
...
« Nous avons besoin de gens créatifs » titrent régulièrement les annonces d’emploi des grands groupes. Quelques frais émoulus d’Ecoles se ruent naïvement dans cette voie…pour s’entendre, dès le premier entretien de recrutement, demander de justifier sérieusement le moindre petit accroc dans leur parcours les éloignant du formatage, de plus en plus réducteur d’humanité, que cautionnent les chargés de recrutement de tout poil. « Toute vérité naît malgré l’évidence » pourrait rappeler Bachelard à ces petits censeurs, gardiens d’un ordre qu’ils desservent…(in La formation de l’esprit scientifique). Mais les règles sont tellement peu claires entre 2 discours, que là aussi les décisionnaires, ne sachant auquel prétendre et se référer, choisissent (?) l’absence de choix. D’où les processus sans fin (ni finalité ?) de certains recrutements à priori « urgents ».
...
On retrouve ce divorce entre factualité et globalité dans le travail social. Ce que commande l’Institution ( Mairie ou Conseil général) est de l’ordre du très court terme, sous prétexte que le problème se situe dans l’urgence : le travailleur social doit fournir une réponse factuelle, telle qu’une aide financière, un logement, une hospitalisation, etc. Mais ce que demande un RMIste ou un SDF appelle une réponse globale : la compréhension de son système de structuration/déstructuration. C’est aussi à cette demande que veut satisfaire le plus souvent le travailleur social, mais on l’aura compris, une réponse factuelle est plus visible dans une politique électorale…"

Texte complet sur :

">http://www.biausser.fr/html/2002_ipm_pau.html

03 juillet 2008

la complexité

Après avoir déconstruit pendant deux modules nos représentations sur les projets et ce qui tourne autour de la communication entre les sujets, dans les organisations et la relation nécessaire au projet, nous voici au stade de la rencontre de 3ème type avec la complexité..
Ce changement de paradigme se prépare depuis les années 1970, période où Edgar Morin a posé les premiers nouveaux prémices.

Nous passons du rationnel au cheminement, une des grandes idées est dans la célèbre phrase d'Antonio Machado:"le chemin se fait en marchant", nous ne pouvons plus maîtriser, gérer il est temps pour nous de modifier nos positionnements , nos façons de penser.

Nous passons du rationnel au constructivisme, du linéaire au circulaire et au complexe.L'environnement complexe s'impose à nous, la transcendance devient facilitante pour nous amener à la pensée complexe.
Mais attention si intellectuellement, ces concepts nous sont aujourd'hui accessibles le faire autrement ne va pas encore de soi, et les vieux réflexes reviennent au galop!! La linéarité nous guette et nous amène à la réduction, alors courage et allons de l'avant, l'aventure et les rencontres que cela occasionnera en valent le coup!

Alors si cela vous intéresse, vous pouvez commencer à jeter un oeil sur www.biausser.fr.
Bonne lecture!

http://www.biausser.fr/

21 mars 2008

lien : oasis portail du travail social un texte sur les changements sociaux

Un texte à lire et une base de réflexion sur la pauvreté et les exclus de la société et leurs rapports avec les travailleurs sociaux. (contributeur hm)

Changements sociaux ou changements de regards sur l’exclusion et sur la
manière de répondre aux difficultés sociales de la population ?

Voici le plan du rapport. Cliquez sur le lien pour lire en détail !

http://www.travail-social.com/spip.php?article701

I Regards sur la population qui compose aujourd’hui les exclus en France

II Les évolutions des politiques publiques au regard de l’exclusion

III Comment les travailleurs sociaux peuvent-ils apporter des réponses adaptées à ces
nouvelles situations ?

En conclusion :
La situation actuelle en France est difficile pour les travailleurs sociaux. Le discours des
médias est alimenté par des arguments simplistes qui invalident pour une grande part les
méthodologies d’intervention des professionnels. Pour autant ils ont des réponses à
proposer, des compétences à mettre en oeuvre mais aussi des réussites à faire valoir. Encore
faut-il que les travailleurs sociaux en aient conscience. Ils sont légitimes au regard de la
population la plus exclue.

(20 Lire à ce sujet le remarquable ouvrage de Robert CASTEL « L’insécurité sociale, qu’est-ce qu’être protégé ? », Coll. La République des idées, Ed. Le Seuil, Paris 2003

21 Une étude d'opinion réalisée en 2007 commandée par la FNARS auprès de l'organisme CSA laisse apparaître les travailleurs sociaux comme les personnes en qui les personnes exclues font le plus confiance. Cette confiance à augmenté de 18% en 9 ans passant de 64% à 82%).