26 mars 2010

L'autonomie à l'époque de la post-modernité, par P. VIDAL NAQUET, Sociologue

Notre salle de classe à la fac ...

L'époque de post -modernité : l'individu sécurisé ne compte plus sur son entourage pour être protégé. Possibilité de s’affranchir de sa famille, de sa communauté, de son groupe etc …
Le projet de l’état-providence a , de ce point de vue là, bien réussi. Possibilité affranchissement de son appartenance.
Pour Rousseau et Kant être autonome n’est pas etre totalement libre. Les lois étant donne démocratiquement ; La vision anglo saxonne est tout a fait différente, logique de contrat amiable, autonomie anglosaxonne. Le droit français punit la transgression aux lois de la république. Il lui est d’ailleurs reproché de ne pas prendre en compte la victime. La loi anglo saxonne se réintroduit par le biais de la petite délinquance.(maison du droit).
Pour Michel FOUCAUT dans « le souci de soi », on distingue 3 stades de l’autonomie
  • Individu indépendant par rapport au groupe et à l'institution
  • Vie privée valorisée
  • Intensification du rapport de soi à soi, soi objet de toutes les préoccupations.
Du coté de l’institution il ya déclin (cf. F. DUBET ) ou plutot institution réticulaire, le fin des idéologies. La chute du mur de berlin a mis fin aux idéologies structurantes., la fin des utopies ; La notion de progrès est aussi remis en cause, pose des problèmes éthiques. La question de la mondialisation : déterritorialisation. Ruine l’institution, pas de visibilité. Europe en difficulté concernant l’institutionnalisation.

Crise du politique. Manque de projet collectif.L homme contemporain est obligé de construire son propre univers de normes, de projets car il n’y a plus de projet collectif.

Au plus on est vulnérable, au plus on est dans le projet : comme le sdf , quidoit faire des projets au jour le jour.

Important aujourd’hui d’avoir des projets, d’être "capable de "… et d’assumer les conséquences...
L’individu contemporain est vulnérable, fragile lié à l’affaiblissement des supports sociaux ; risque de non reconnaissance, dysqualifiante. L'échec n’est pas dû à une communauté de destins. Or on peut se mobiliser si on a une estime de soi.

le travail social entrait dans la normalisation de l’individu et non pas dans la recherche de l’autonomie Aujourd’hui le T.S. travaille sur :
  • L’individu au centre
  • Autonomie / émancipation
  • Recherche des besoins des personnes
Cette autonomie est problématique, partagée entre les choix de la personne pouvant être vulnérable et le choix de son autonomie ; obligation de l’accompagner dans ses choix ,même si cela va à l’encontre du bien de la personne.

Logique incitative : rendre la personne active.

Place accordée à l’évaluation / évaluer les résultats de ce qu’on est en train de faire. Cadre de l’incertitude.
Après ce cours passionnant, ces quelques notes sont bien succinctes,. Je vous invite à lire un des articles de M. Vidal- Naquet sur, par exemple, le paradoxe de l'urgence sociale .
Nous avons abordé ensuite, en groupe, un des grands projets du travail social aujourd'hui : le R.S.A .et la place des usagers. Voilà un essai de le visualiser :

le/la premier(e) qui sait ou se trouve l'autonomie de l'usager (et celle du travailleur social) dans ces procédures, gagne son poids en chocolat !

A trés vite, les étudiantes !


1 commentaire:

hm a dit…

mais où est mireille????