05 mai 2011

Le choix du groupe de lecture : votez !



Proposition 1 : 'Les mots du couple "
" J'aime, je suis aimé, donc nous sommes. Ce livre montre que le travail thérapeutique avec des couples en difficulté, consiste aussi à entendre la somme de mots, de gestes, de fantasmes et d'émotions partagées qui circulent dans le couple, les non-dits, les secrets intimes, les ruses et les jeux rhétoriques, les oublis communs qui font les familles ".

Proposition 2 : "L' expèrience d'une psychanalyse" 

«Pour fonder son style propre en psychanalyse - et la psychanalyse n'est pas seulement les "effets" que l'on produit, mais tout autant la "théorie" que l'on parvient à produire sur ces effets -, il convient de s'éloigner du texte qui nous a formés pour interroger notre expérience et la laisser dire jusqu'à l'erreur s'il le faut. Dire comme un devoir éthique sans souci excessif de la cohérence ou des ruptures épistémologiques. Dire l'expérience d'une analyse pour témoigner du parcours d'une parole en actes..."

 

 


Proposition 3 : " le transfert dans la relation éducative" de J. Rouzel

Idée 5 : \
On a beau essayer de neutraliser, de maîtriser la relation éducative en la parant des habits du management, de la gestion des populations ou de l'ingénierie sociale, l'acte éducatif repose toujours sur une rencontre humaine. S'appuyant sur sa triple expérience d'éducateur, de formateur et de psychanalyste, l'auteur propose de mettre à nu ce qui se noue dans la relation éducative, notamment ce que l'éducateur met en jeu et ce qui l'affecte.
 

Proposition 4 :  "Penser la société de l'écran"

quel impact de l’écran sur nos vies ? "L’écran est l’un des objets techniques les plus évidents dans notre société, au point d’en paraître transparent". Dans son ouvrage, la professeure Divina Frau-Meigs, membre du Conseil scientifique du Collectif Interassociatif Enfance, Médias et Education (CIEME), propose de faire "un arrêt sur images et de s’interroger sur l’impact de cet objet à l’étrange familiarité."

 
Idée lecture 3 :" la relation éducative " de P. Gaberan

Idée lecture 3 :" la relation éducative " de P. Gaberan


la relation éducative ne sert ni à guérir ni à ramener des individus dans la norme mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du " vivre " à " l'exister ". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique.

proposition  5 : "On ne lit pas tout seul !"

Idée Lecture 2 : "On ne lit pas tout seul !"
Au coeur de l'ouvrage se trouvent le processus de participation de tous, enfants, parents, professionnels, comme sujets des expériences culturelles partagées autour des livres. Dans un contexte de montée de la pauvreté et de l'exclusion, les enjeux des lectures avec les tout-petits sont cruciaux. Il s'agit ici d'interroger les conditions favorables à ces actions, notamment le travail en réseau.
 


Proposition 6 : 'Les seuils de la vie' de Philippe PEDROT 
Idée  Lecture 1 : dernier ouvrage de Philippe PEDROT chez Odile Jacob.



12 avril 2011

Extrait d'une table ronde de la journée du 10 mars 2011 suite



 Nate Williams
Quels changements ce travail a induit dans ma pratique ? Je lisais lundi matin un article paru dans les actualités sociales hebdomadaires du lundi 18 février 2011. Marceline Gabel, assistante sociale de formation et chargée de cours en sciences de l’éducation à Paris Nanterre et Martine Lamour, psychiatre, ont publié un ouvrage intitulé « Enfants en danger, Professionnels en souffrance »(clic) qui pointe la souffrance des professionnels de la protection de l'enfance.
Marceline Gabel dit : « Nous sommes particulièrement reconnaissants aux professionnels qui ont eu le courage de passer de la parole à l’écriture pour décrire leurs difficultés. On a même dit pendant des années aux travailleurs sociaux que non seulement ils ne devaient pas montrer leurs émotions mais qu’il ne fallait pas en parler ! On les renvoyait à leur solitude : « si vous souffrez, c’est que vous êtes un mauvais professionnel ou que vous avez des problèmes personnels
 Nate Williams

Cet article a fait écho à mon questionnement sur ce qui a changé dans ma pratique. Pouvoir effectivement passer de la parole à l 'écrit pour témoigner des difficultés rencontrées dans la relation avec l'usager et faire de la recherche permet justement de prendre de la hauteur et de porter un autre regard sur ce qui se joue.

A la question : C ‘est la souffrance des enfants et des parents qui fait souffrir les professionnels ?
Marceline Gabel répond ainsi : « Leur empathie est effectivement une des raisons du bouleversement de ces derniers. En s’identifiant à l’enfant souffrant ou au parent empêché dans sa parentalité, les professionnels – qui ont aussi un inconscient – peuvent également se retrouver empêtrés dans leur propre histoire………… »

Dans toute rencontre avec un travailleur social il y a du transfert et qui fonctionne dans les deux sens. L’usager va projeter sur le travailleur social des bouts de relation infantile et si celui-ci ne le repère pas, il va absorber comme une éponge les angoisses de l’autre et se trouver dans la confusion. Il ne saura plus ce qui est de lui ou de l’autre. Prendre conscience de nos émotions et reconnaître les phénomènes transférentiels met automatiquement de la distance émotionnelle. Cela évite l'épuisement inévitable dans nos professions.
Pour moi, faire de la recherche c'est un peu comme être en entretien clinique c'est à dire ne plus être uniquement dans le faire et l'agir mais arrêter de faire pour comprendre et parler au lieu d'agir.

Parmi les multiples supports théoriques de cette recherche qui ont changé ma pratique, je voudrai donner l'exemple du désir de réparation qui est inhérent à toute pratique sociale. Le désir de réparation repose sur le repérage des différences entre l’autre et soi même et simultanément sur la négation de la nécessité des différences : les écarts entre l’autre et soi même sont perçus comme des manques, des défauts, des handicaps de l’autre par rapport à l’image idéale que chacun a de soi même. Ce phénomène inhérent à toute relation est renforcé dans la situation professionnelle entre le travailleur social et l’usager par le contexte même de la relation. L’usager vient précisément au service social parce que « quelque chose ne va pas » et le rôle du travailleur social est de contribuer à ce que « quelque chose aille mieux ». Ce désir de réparation est encore une façon de nier l’autre dans son identité, dans son existence réelle. Je ne prends pas l’autre dans sa totalité mais j’isole en lui un trait que je refuse pour me l’approprier et le transformer en un autre que j’accepte. D’où ce besoin dans le travail social de classer les usagers en problèmes ou difficultés. Je ne retiens de l’autre que son problème (que j’appellerai sa demande) pour l’annuler, le transformer. Le désir de réparation repose sur l’idée que je peux agir sur l’autre, le transformer, me l’approprier Les travailleurs sociaux glissent souvent sur la pente de « savoir ce qui est bien pour l’autre » et donc de décider à sa place. En effet, nous nous faisons une idée de l’autre en difficultés en fonction de nos propres ressentis. Nous pensons que l’autre est un semblable et qu’il fonctionne comme nous, ce qui peut avoir pour conséquence d’empêcher l’usager d’évoluer et de sortir d’un système d’assistanat. Avoir en tête que seul l'usager sait ce qui est bon pour lui change la relation.
 Nate Williams (clic !)

Pour terminer je dirai que cette recherche aussi bien théorique que d'analyse de situations me permet un positionnement confortable en entretien sans absorber les angoisses de l'usager. Cela permet d'être dans l'écoute sans objectifs en tête et laisse la place à l'imprévu.

27 mars 2011

Extrait d'une table ronde de la journée du 10 mars 2011


Présentation du mémoire :
LA CLINIQUE DU TRAVAILLEUR SOCIAL

Nate Williams

Mon questionnement de départ pour ce mémoire était le suivant:

« Comment travailler avec des familles qui traduisent par des symptômes sociaux leurs difficultés psychiques »

Je m'explique :

Le travailleur social apporte généralement des réponses concrètes à des demandes sociales (par exemple pour une recherche de logement : dépôt de dossiers, aides financières pour accéder au logement, dossier allocation logement…..). Cette réponse est satisfaisante dans de nombreuses situations. Mais dans d’autres, malgré tous les efforts du travailleur social, l’usager mettra en échec toutes les solutions proposées.
J’émets donc l’hypothèse que dans certaines situations complexes, bien que la demande de l’usager soit une demande concrète, un logement dans notre exemple, cela parle d'autre chose. Ce serait le symptôme de difficultés psychiques.
Comment continuer le travail social lorsque l'usager refuse ou met en échec la prise en charge thérapeutique ?
J’émettrai donc une deuxième hypothèse selon laquelle il existerait une clinique dans le champ social située entre la relation d’aide basée sur l’écoute et la cure psychanalytique pour pouvoir travailler avec les familles cette dimension psychique
Pour valider mes hypothèses, j'ai, dans un premier temps, effectué des recherches sur le plan théorique en cernant notamment le concept du transfert dans les pratiques sociales avec l'apport du « sujet supposé savoir «  de Jacques Lacan, qui, selon Joseph Rouzel, peut servir de socle à la relation en travail social. J'ai ensuite complété ma recherche clinique par l'analyse de deux situations sociales, en articulant les théories systémiques et psychanalytiques.

Pour moi comprendre le comportement de l'usager par de la théorie permet au travailleur social de sortir de l'affectif et du jugement pour prendre de la distance sur le plan émotionnel. Il pose un autre regard sur la personne qu'il a en face de lui pour prendre une posture d'écoute bienveillante.
J’avais imaginé en commençant ce mémoire pouvoir modéliser une pratique clinique de travail social. Finalement, je ne peux faire un rendu sous cette forme puisque chaque situation est unique, tout comme chaque travailleur social ou usager est unique.
Ce travail m'a permis d'affirmer que les travailleurs sociaux ne sont pas interchangeables lorsqu’un travail sous transfert est amorcé. Cela ne veut pas dire que ce travailleur social là est indispensable et qu’il est mieux qu'un autre pour cet usager. Simplement, s’il y a changement de travailleur social, ce sera toute autre chose, une autre relation et un autre travail.

Dans ma dernière partie, j'ai donc énoncé ce qu'est pour moi la clinique du travailleur social en abordant la légitimité du travail social dans cette approche, le temps de la rencontre, la bonne distance, l'importance pour le travailleur social de penser son intervention et d'avoir un savoir faire avec le maniement du transfert et l'accueil du Sujet de l'inconscient.
J'ai terminé ce travail en soulignant l'importance d'avoir à disposition des outils d'analyse de la pratique. En effet sur le plan éthique, un travailleur social ne peut réaliser des entretiens cliniques sans supervision.
Je pense également qu'il serait important que les futurs professionnels puissent repérer la place du transfert dans leurs entretiens à partir de la pratique lors de stages ou bien en jeu de rôle.

Nate Williams son site ici (clic!)
Suite à venir : quels changements ce travail a induit dans ma pratique ?.

17 mars 2011

souvenirs -en images- d 'une journée d'échanges et d 'études

Cécile a présenté une "clinique du travailleur social"
Martine et Christine Gautier Chovelon évoquent la richesse et la transversalité de la formation du D.U. "Penser le travail social"



un atelier de présentation des mémoires de recherches issus de diverses formations présentées









D.U. Penser le travail social 2010 2012 !
Une partie des étudiantes de la deuxième session ...

Les "anciennes" se retrouvent !





08 mars 2011

Interventions prévues à la journée du 10 mars 2011 à Toulon.

    •  Valoriser et reconnaître les compétences des travailleurs handicapés par la mise en œuvre de leur parcours professionnel, un nouvel enjeu pour les ESAT, ALBERTINI Véronique, CAFERUIS, 2010, IFTS-OLLIOULES 83 

    •   Contours d’un espace relationnel original avec l’élève. L’assistante sociale en établissement scolaire : Une place d’extra-territorialité ?, ASSANDRI Martine, D.U. Penser le travail social 2008/2010, Formation continue, Université de Toulon Var 
  • Maison des services publics de Sainte Musse : de la coexistence à la co-élaboration par Martine CANO  D.U. Penser le travail social 2008/2010, Formation continue, Université de Toulon Var
  • La clinique deu travailleur social, CONDAMIN Cécile , D.U. Penser le travail social 2008/2010, Formation continue, Université de Toulon Var 
  •  Le positionnement professionnel des assistants de service social : de l’éthique à la stratégie, BOILLÉE Laurence, DSTS, 2008, Collège Coopératif PAM   

  •  Handicapé, ce n’est pas mon métier !, DESHORS Odile, Master Ingénierie de la Formation, 2010, USTV   

 •    La formation en mathématiques des adolescents et jeunes adultes en difficulté, DOUILLET Alexandra, Master II : Ingénierie de la Formation  

 •    « De l’accompagnement social à l’autonomie. Il était une fois…la relation » ? FARCY-HAID Isabelle, D.U. « Penser le travail social », 2010, Université du Sud Toulon-Var.

   •    L’accès aux soins des personnes en situation de précarité économique et sociale : une analyse de la situation sur l’aire toulonnaise, GARCIA José, DSTS, 2003, Collège Coopératif PAM  

  •    Le travail en réseau : une réponse à la complexité des besoins, PERRET Sandra, CAFERUIS, 2010, IFTS    

 •    Les valeurs à l’épreuve de la pratique sociale : référentiels, organisation, système éthique et histoire, RAWLS Tim, DEIS, 2008